La Suède annule sa Fashion Week en soutien à l’écologie

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Le 26 août, lors de l’ouverture du G7, Emmanuel Macron a annoncé le « Fashion Pact », un pacte engageant une centaine de marques de vêtements à réduire leur impact écologique. Le lendemain, le 27 août 2019, devait commencer la Fashion Week suédoise, annulée par le Conseil suédois pour dénoncer la pollution engendrée par l’industrie du textile. Un changement de mentalités est-il en train de se mettre en place ?

La Suède refuse de soutenir l’industrie du textile

La Suède a pris la décision d’annuler sa Fashion Week, qui devait se tenir du 27 au 29 août 2019 à Stockholm. Cette décision radicale est avant tout une décision symbolique : par ce geste, la Suède cherche à dénoncer la pollution causée par l’industrie du textile, et à mettre en garde les consommateurs qui ne seraient pas conscients des conséquences de la « mode jetable » sur le climat.

En refusant de maintenir l’événement iconique du monde de la mode sur son sol, le Conseil Suédois montre que la Suède ne souhaite pas cautionner le modèle économique polluant de l’industrie de la mode, et espère contribuer au changement de mentalités indispensable pour limiter les dégâts.

L’industrie du textile, deuxième industrie la plus polluante après l’industrie du pétrole

En effet, le textile est bel et bien une industrie polluante. Il s’agit d’ailleurs de la 2ème industrie la plus polluante, juste après l’industrie du pétrole ! Pour vous donner une idée de l’impact de la mode sur l’environnement, voici quelques chiffres alarmants :

  • L’industrie du textile génère 1 700 000 000 de tonnes de CO2 par an
  • Elle consomme 4 % des ressources mondiales en eau potable
  • 1 / 4 des pesticides de la planète sont utilisés pour la culture du coton
  • En moyenne, un français achète 1 kg de vêtements par an mais n’en porte même pas la moitié : 68 % des vêtements restent au placard
  • Moins de 1 % des tissus de nos vêtements sont recyclés

Pour changer cela, il faut d’abord initier un changement de mentalités pour enrayer le modèle économique sur lequel repose aujourd’hui la mode, ou « fast fashion », qui consiste à acheter un vêtement et à le porter 1 ou 2 fois avant de le jeter pour le remplacer. Pour les marques, c’est une aubaine : des vêtements de basse qualité coûtent moins cher à produire et font revenir les consommateurs. Le coût de ce business est environnemental.

Les solutions sont nombreuses : recycler ses vêtements, acheter de la qualité (vêtements signalés par des labels), changer notre manière de consommer… Il faut simplement ouvrir les yeux !